Quand on regarde les informations aujourd’hui — la guerre en Ukraine, les violences au Proche-Orient, l’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela — on peut avoir l’impression que, sur la scène internationale, la seule règle qui vaille encore, c’est celle du plus fort.
Chars contre civils.
Bombes contre traités.
Pourtant, derrière le bruit des canons, il existe une architecture invisible.
Un ensemble de règles, de principes et d’institutions que les hommes ont mis des siècles à construire, avec une ambition assez folle : mettre la guerre hors-la-loi.
Car oui, le droit international existe.
Il est ancien.
Il est ambitieux.
Mais il est aussi fragile, contesté, parfois impuissant.
Et c’est justement ce paradoxe que je vous propose d’explorer aujourd’hui dans cet épisode.
On y croise un juriste qui s’évade d’une prison dans une malle de livres, des traités qui fondent la souveraineté des États, la Société des Nations impuissante face aux dictatures, les procès de Nuremberg, l’ONU, la Cour pénale internationale…
Et toujours la même question, en filigrane :
comment essayer de faire respecter le droit dans un monde qui reste dominé par les rapports de force ?
C’est l’histoire d’un rêve fragile.
Mais d’un rêve tenace.
Celui de la paix par le droit.