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Jean Moulin : l’homme qui a uni la résistance

Fresque représentant Jean Moulin à Chartres

Paris, 27 mai 1943. Des hommes arrivent par petits groupes au premier étage d’un immeuble de la rue du Four, dans le 6e arrondissement. Aucun ne connaissait l’adresse à l’avance : on est venu les chercher à des points de rendez-vous dans la ville. Dans la rue, deux guetteurs surveillent les allées et venues, sans armes. À l’intérieur, les volets restent fermés.

Autour de la table de la salle à manger s’assoient des résistants, des communistes, des représentants de la droite conservatrice, des syndicalistes. Quelques années plus tôt, ils s’affrontaient dans les urnes et dans la presse. Certains se méfient ouvertement de l’homme qui préside la séance. Il faut dire qu’il n’a fondé aucun de leurs mouvements.

Cet homme, c’est Jean Moulin.

Tout le monde croit le connaître, grâce à une photo célèbre, le chapeau feutre, l’écharpe nouée autour du cou. Mais ce que l’on raconte sur cette photo est faux, et l’homme qui se cache derrière l’icône est bien plus inattendu qu’elle ne le laisse deviner.

Comment un préfet de la IIIe République en est-il arrivé à présider cette réunion clandestine ?

Et comment la séance va-t-elle tourner, alors que tout le monde n’est pas prêt à se ranger derrière le général de Gaulle ?